vendredi 24 mai 2013
 

 

Situation géographique

Le département de l’Ain, à l’est de la France, formant la frontière avec la Suisse, présente des aspects très variés du point de vue géographique : une partie montagneuse, une zone d’étangs et la plaine de la Bresse.

 

Qui n’a jamais entendu parler de la Bresse, célèbre avant tout pour sa volaille de très grande qualité, dont la renommée dépasse nos frontières. Elle peut aussi s’enorgueillir de posséder une Maison de Pays : en bordure de la Route Départementale 1083, à l’entrée d’un petit village fleuri, St Etienne du Bois.

Située pour moitié dans le département de l’Ain et pour l’autre en Saône-et-Loire, la Bresse forme une plaine bocagère qui a en gros la forme d’un rectangle de 100 km de long sur 40 km de large. Elle est limitée à l'est par les Monts du Revermont, premiers contreforts du Jura, à l’ouest par la Saône, au nord par le cours inférieur du Doubs et enfin, au sud par les étangs de la Dombes.

Si vous voulez plus de détails sur la Volaille de Bresse, cliquez ici

Le climat et ses conséquences

C'est une région essentiellement agricole, très humide, où il tombe beaucoup de pluies, avec formation de brouillards aux alentours des points d'eau. L’habitat est dispersé : les villages comprennent généralement un bourg de moyenne importance, le reste des habitations étant des fermes isolées parsemées dans la campagne ou regroupées en petits hameaux.

Cette dispersion de l’habitat explique la multitude des chemins, de nos jours tous goudronnés et praticables. Mais dans le passé, leur état rendait la circulation difficile et accentuait encore l’isolement de la population.

La Bresse a pendant longtemps été coupée de l'extérieur. En effet, pendant des siècles, le réseau routier a été presque inexistant. Les chemins auraient nécessité un empierrement difficile à trouver sur place, donc très cher. Eté comme hiver, par temps de grandes pluies ou d’orages, ils devenaient impraticables, transformés en bourbier. De plus, très étroits, ils étaient juste assez larges pour permettre à une carriole de passer.

De ce fait, les transports étaient très risqués. Les marchands faisaient souvent de grands détours pour éviter les inconvénients de ces chemins. Il faut signaler que les routes ne sont devenues carrossables en Bresse qu’à partir de 1850.

Tout ceci explique que la Bresse, très longtemps isolée, n’a pas subi les influences des autres contrées ou des autres peuples. Elle a créé un style, un comportement qui lui est propre. Avec son folklore, ses coutumes, ses traditions. Le Bressan s’est ainsi forgé, au fil des siècles, un tempérament original : très prudent, assez renfermé sur lui-même, il ne donne jamais sa confiance tout de suite à autrui. Mais lorsqu’il connaît bien son prochain, son amitié devient sans faille.

 

La population

La Bresse était autrefois une région très peuplée, d’où la faiblesse de la superficie des exploitations agricoles. Le paysan bressan essayait de produire l’essentiel de la subsistance de sa famille et de son cheptel : blé, maïs, pommes de terre, mais aussi chanvre, colza, fruits ... et parfois aussi un peu de vigne.

Aujourd’hui encore, si la production bovine avec le lait reste importante, la Bresse est une des rares régions de France où la volaille est élevée en liberté : dindes, pintades, canards ... et surtout le poulet, élément essentiel de la basse-cour, le seul en France à bénéficier de l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée).

La population agricole a fortement diminué, et inversement la superficie des exploitations a nettement augmenté. La main d’œuvre se tourne maintenant vers les petites industries locales. Le paysage s’est modifié : des haies ont été arrachées, des taillis ont disparu. Mais l’aspect de bocage a été conservé dans son ensemble.

Departement de l'ain

Copyright (c) 2001-2008, Arnaud SUBTIL - Tous droits réservés.